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Agro-écologie : en agriculture, tout part du sol !

Le sol est un des écosystèmes les plus complexes et les plus diversifiés de la nature. Longtemps considéré comme un support inerte, c’est pourtant un système vivant à part entière, constitué d’organismes vivants, d’éléments solides, de liquides et de gaz.

Parmi les organismes vivants, on retrouve les vers de terre, qui jouent un rôle majeur dans la libération et le recyclage des éléments nutritifs nécessaires aux plantes qui les nourrissent en retour. Ces ingénieurs du sol créent de vastes réseaux de galeries et les développent tout au long de l’année pour le bonheur des autres éléments. Leur abondance constitue un bon indicateur de l’état du sol et de ses éventuelles perturbations. Ces organismes vivants cohabitent avec les bactéries et champignons, qui contribuent à la biodégradation de la matière organique, qu’il s’agisse de débris végétaux et animaux ou de l’humus. Ils contribuent également à la santé et à la vitalité des plantes en les protégeant des stress physique, chimique et biologique.

Attention à l’érosion et au travail du sol

Une forte présence de ces organismes dans le sol prouve que celui-ci est bien vivant et sain. Un tel système pourra donc permettre aux cultures de s’épanouir et d’obtenir une bonne production. Mais, il faudra, pour cela, veiller à ce que cet état ne change pas à cause de certaines perturbations, dont l’érosion. Ce phénomène provoque la destruction des couches supérieures de la terre, ce qui entraîne l’appauvrissement voire la disparition de tout nutriment ou organisme indispensable à la fertilité du sol. Cette érosion peut être due ou amplifiée par l’action humaine, notamment le travail du sol.

Nourrir convenablement le sol

Heureusement, l’agriculteur a les moyens de limiter ou d’éviter les dégâts du travail du sol. Comment ? En employant des techniques dites « simplifiées » comme le passage d’outils à dents ou à griffes et le semis direct sous couvert végétal au lieu du labour. Il faut aussi nourrir convenablement le sol, considéré comme un organisme vivant à part entière. L’exploitant agricole lui apportera, par exemple, de la matière organique fraîche comme les cendres, le compost, les engrais et les feuilles mortes. Parallèlement, il évitera de polluer le sol avec des éléments nocifs comme les métaux lourds et les hydrocarbures. 

Pour une agriculture écologique

En outre, l’exploitant agricole pensera à couvrir son sol à l’aide de couverts végétaux pour lutter contre l’érosion tout au long de l’année. Cette couverture végétale permet de maximiser le niveau de protection du sol par l’amélioration de sa structure, sa stabilité et sa capacité de rétention en eau. Cette pratique constitue un point clé de l’agro-écologie, une discipline qui recrée du lien entre ce qui relève de l’action de l’homme (agriculture) et ce qui est du domaine de la nature (l’écologie). L’agroécologie renvoie donc à une agriculture destinée à produire des aliments sains dans un sol en bonne santé. 

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