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Viticulture : pour une utilisation optimale du pulvérisateur

Une attention particulière sur les buses ou pastilles

La viticulture n’échappe pas à la rationalisation des activités humaines. Elle doit aujourd’hui réduire ses intrants pour des raisons économiques mais aussi et surtout environnementales. L’atteinte d’un tel objectif passe nécessairement par une utilisation optimale du pulvérisateur, un engin indispensable dans une exploitation agricole pour garantir une récolte de qualité.

Cette utilisation optimale signifie que l’on doit apporter une dose régulière et juste de produit de traitement sur une parcelle. Comment ? En procédant d’abord au bon réglage de son appareil. L’exploitant doit accorder une attention particulière aux buses ou pastilles et au manomètre.

Au niveau des buses, il faut vérifier le débit du pulvérisateur en mesurant une quantité d’eau sortant en un laps de temps défini. On peut aussi faire appel à un prestataire de service, qui teste les buses ou pastilles grâce à un banc de répartition.

Le viticulteur doit ensuite veiller à évaluer la qualité de la répartition de la pulvérisation et la granulométrie des gouttes en se servant de bandes de papier hydrosensible. Pour contrer une éventuelle soufflerie du ventilateur, il existe des capteurs permettant de contrôler le régime de rotation de la prise de force dont elle dépend.

Une inspection visuelle régulière

Pour ce qui concerne la vérification du manomètre du pulvérisateur, elle relève de la compétence des professionnels qui ont recours à un banc de contrôle après démontage. En outre, le viticulteur doit mettre un point d’honneur à étalonner la vitesse d’avancement en chronométrant le temps sur une certaine distance, avec une cuve à moitié pleine. En outre, il faut contrôler le volume/ha.

Une fois tous les réglages effectués, il est indispensable de faire des inspections visuelles régulières de l’état général du pulvérisateur. On s’attarde davantage sur des pièces comme les tuyauteries et les rampes. Par ailleurs, il ne faut pas négliger certaines précautions. Par exemple, l’exploitant doit nettoyer régulièrement les filtres, rincer le pulvérisateur à la fin de chaque traitement et changer les joints dès que nécessaire.

Les adjuvants, un plus !

Enfin, au-delà de ces aspects techniques, l’ajout d’adjuvants appropriés lors du choix des produits de traitement permet d’en améliorer l’efficacité et de limiter les déperditions de matières actives dans l’environnement. Mais il faut tenir compte de la qualité et la quantité d’eau employée, des conditions d’application ou encore de la répartition de la matière active. Si ces adjuvants sont utiles, on prône en revanche leur utilisation raisonnée car ils ne garantissent pas des réussites de pulvérisation en conditions limites. Ces produits peuvent simplement venir en complément.

Pour une utilisation optimale du pulvérisateur, Planète Safe propose un accompagnement personnalisé pour l’assistance au réglage de l’appareil, et une formation en deux étapes. Une phase théorique qui permet au viticulteur de connaitre les différents organes du pulvérisateur, et une phase pratique au cours de laquelle il apprend à prendre en main son appareil avec l’aide du formateur.

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